Sortir des régimes
Pendant longtemps, j’ai cru qu’il fallait suivre des règles pour “bien manger”. Des régimes, des listes d’aliments interdits, des méthodes qui promettaient des résultats rapides. Sur le moment, ça donnait l’impression d’avancer. Mais dès que je reprenais une vie normale, tout revenait.
Ce n’est pas un manque de volonté. C’est simplement que la privation ne fonctionne pas. Elle crée de la frustration, elle coupe du plaisir, elle met le corps sous tension. Et quand on vit comme ça, on finit toujours par craquer. C’est humain.
Les régimes ne changent pas la relation à l’alimentation. Ils ne changent pas les habitudes. Ils ne changent pas la manière dont on se parle, dont on se traite, dont on se respecte.
Revenir à soi
À un moment, j’ai compris que je devais arrêter de chercher des solutions à l’extérieur. J’avais besoin de revenir à moi, à mes sensations, à mon rythme, à ma vie.

La vie sociale : un pilier que je ne voulais pas sacrifier
Dans tout ce parcours, il y a quelque chose que j’ai toujours protégé : ma vie sociale. Je n’ai jamais voulu que mes choix alimentaires deviennent un frein, une contrainte, ou une raison de m’éloigner des autres.
Les repas, ce n’est pas seulement ce qu’il y a dans l’assiette. C’est un moment où on se retrouve, où on parle, où on rit, où on partage. C’est un espace où la nourriture est un prétexte pour être ensemble. Et je n’ai jamais voulu perdre ça.
Les régimes stricts, eux, isolent. On hésite à accepter une invitation. On se demande ce qu’on va pouvoir manger. On a peur de dépasser. On se sent différent, à part, en décalage. Petit à petit, on se coupe. Pas volontairement, mais parce que tout devient lourd.
Je ne voulais pas être celle qui dit non. Celle qui apporte son plat. Celle qui vit les repas comme un problème.
Aujourd’hui, je sais que l’alimentation doit s’adapter à ma vie, pas l’inverse. Je peux prendre soin de moi sans me couper des autres. Je peux manger en conscience sans refuser les moments partagés. Je peux avancer vers une relation plus apaisée à la nourriture tout en restant pleinement dans le lien.
Le bon mindset change tout
Ce que je cherche maintenant, ce n’est pas la perfection. C’est une manière plus calme, plus simple, plus vivante de manger. Une routine qui me ressemble. Une façon de prendre soin de moi, vraiment.
Manger plus simplement
Aujourd’hui, je cherche la simplicité :
- manger quand j’ai faim,
- m’arrêter quand je suis rassasiée,
- savourer,
- prendre mon temps.
Une astuce toute simple m’aide énormément : poser ma fourchette entre chaque bouchée. Ça paraît rien, mais ça change tout. On ralentit naturellement. On respire. On goûte vraiment.
Et puis bien mastiquer. La mastication, c’est le début de la digestion. Ça aide le corps, ça aide la satiété, ça aide la tête. C’est un geste doux, presque méditatif.
Comprendre la faim
Le corps a son propre langage. Il produit une hormone, la ghréline, qui nous dit quand manger. C’est un signal normal, naturel, nécessaire.
Mais quand on mange trop vite, quand on se prive, quand on suit des règles trop strictes, ce signal se brouille. On ne sait plus si on a faim, si on a envie de manger, ou si on cherche du réconfort.
En ralentissant, en respirant, en prenant le temps, on retrouve ce dialogue. On comprend mieux ce dont on a vraiment besoin.
Ne pas culpabiliser : on a toute la vie pour avancer
On n’a pas à culpabiliser. On a toute la vie pour améliorer les choses, pour ajuster, pour apprendre à se connaître, pour trouver ce qui nous fait du bien.
L’alimentation n’est qu’un des paramètres de notre bien-être. Le sommeil, le stress, le mouvement, la vie sociale, les émotions, les saisons, les périodes de vie… tout cela compte. Tout cela bouge. Tout cela évolue.
Dès qu’on prend conscience de ça, on respire un peu mieux. On arrête de se mettre la pression. On comprend que ce n’est pas grave si tout n’est pas parfait. On avance à son rythme, avec douceur, avec curiosité, avec patience.
On n’a pas besoin de tout changer d’un coup. On n’a pas besoin d’être irréprochable. On a juste besoin d’être en chemin.
Prendre le temps de se connaître et d’installer des routines
Il faut du temps pour apprendre à se connaître, pour comprendre ce qui nous fait du bien, ce qui nous soutient, ce qui nous alourdit. Installer une routine demande de la patience, de la répétition, et surtout de la douceur.
On entend souvent qu’il faut vingt et un jours pour créer une habitude, mais ce n’est pas si simple. Les études montrent plutôt qu’il faut entre deux et trois mois pour qu’un geste devienne naturel. En moyenne, autour de soixante-six jours. Mais ce n’est pas une règle. Certaines habitudes s’installent vite, d’autres prennent plus de temps. Et ce n’est pas grave.
Ce qui compte, ce n’est pas la vitesse. C’est la régularité, la simplicité, et le fait que la routine s’intègre dans la vie sans forcer. On avance à son rythme, avec curiosité, avec patience. On a toute la vie pour ajuster, affiner, recommencer. L’alimentation n’est qu’un des paramètres de notre bien-être. Le sommeil, le stress, le mouvement, les émotions, la vie sociale… tout cela compte aussi.
En période de ménopause
Tout cela devient encore plus important pendant la ménopause. Le corps change, le métabolisme aussi. On peut se sentir différente, moins stable, moins comme avant.
Et c’est justement pour ça que la privation ne sert à rien. Elle ralentit encore plus le métabolisme. Elle fatigue. Elle stresse le corps.
Ce n’est pas manger moins. C’est manger juste. Apporter ce dont le corps a besoin au bon moment :
- des protéines pour les muscles,
- des fibres pour la digestion,
- des bonnes graisses pour l’équilibre hormonal,
- des glucides de qualité pour l’énergie.
La ménopause demande de la douceur, pas de la lutte.

Bouger naturellement
On n’a pas besoin de sport intense pour prendre soin de soi. Le mouvement du quotidien compte énormément : marcher, jardiner, monter des escaliers, porter des sacs, ranger la maison.
Ce sont des gestes simples, mais ils entretiennent le corps, ils soutiennent le moral, ils donnent de l’énergie.
Bouger, ce n’est pas se punir. C’est se sentir vivante.
Une relation plus douce à l’alimentation
Aujourd’hui, je ne cherche plus à contrôler. Je cherche à comprendre. À écouter. À respecter mon rythme.
Je veux une relation simple, calme, vivante avec la nourriture. Une relation qui respecte ma vie sociale. Qui respecte mes envies. Qui respecte mon corps.
L’alimentation n’est pas un combat. C’est une relation. Et comme toutes les relations importantes, elle se construit avec douceur, avec patience, avec présence.
Conclusion : fais-toi confiance
Au fond, tout commence là. Dans cette confiance que l’on se donne, même un tout petit peu. Dans cette idée simple : on peut y arriver. Pas en un jour, pas en forçant, mais en avançant à son rythme.
Rien n’est impossible quand on se traite avec douceur. Rien n’est impossible quand on se laisse le temps. Rien n’est impossible quand on se fait confiance.
On a toute la vie pour apprendre, ajuster, recommencer, s’améliorer. Et chaque petit pas compte.



