Une tasse de thé fumante, des lunettes et des cartes sur une table en bois.

Ma ménopause : ce que j’ai vraiment vécu et que personne ne m’avait dit

La ménopause, je croyais la connaître. J’imaginais un moment net, identifiable, presque évident. En réalité, j’ai traversé une zone grise dont personne ne parle : la périménopause, ses symptômes diffus, ses signaux contradictoires, ses bouleversements silencieux. Pendant des mois, j’ai cherché des explications à ce que je vivais sans jamais penser à une transition hormonale.

C’est ce décalage entre ce que je ressentais et ce que je comprenais qui m’a poussée à écrire cet article. Pour partager mon parcours, mettre des mots sur cette étape méconnue, et offrir un repère à celles qui, peut-être, vivent la même chose sans le savoir.


Ménopause : ce que je n’avais pas vu venir

Mon témoignage, mes étapes, mes clés pour mieux vivre cette transition

Une transition silencieuse

Pendant des années, j’ai pris un traitement contraceptif qui supprimait mes règles. Un vrai confort, pour de nombreuses raisons. Mais ce traitement a aussi masqué les signes avant-coureurs de la ménopause. Je ne voyais rien venir.

Pourtant, mon corps envoyait déjà des signaux :

  • Chaleurs nocturnes
  • Douleurs articulaires
  • Sommeil agité, nuits blanches
  • Prise de poids inexpliquée

Je ne faisais pas le lien. Je mettais tout sur le compte du stress, de l’âge ou d’un simple “c’est comme ça”. Avec le recul, je réalise que je vivais une transition que je ne savais même pas nommer.


Ce que je ne savais pas : la zone grise entre “fertile” et “ménopausée”

Une vision trop binaire du corps féminin

On nous a appris que la vie hormonale se résumait à deux états : fertile ou ménopausée. Un avant, un après. Comme si le corps fonctionnait avec un interrupteur.

Cette vision simplifiée efface toute une période intermédiaire, pourtant essentielle. Une période où le corps change, hésite, fluctue, se réorganise. Une période que personne ne nomme, et que beaucoup traversent dans le flou.

Pourquoi cette phase est absente de l’éducation

La périménopause n’apparaît ni dans les cours de SVT, ni dans les discussions familiales, ni dans les consultations médicales classiques. On parle de règles, de contraception, de grossesse. On parle parfois de ménopause. Mais jamais de ce qui se passe entre les deux.

Une invisibilité qui crée confusion et culpabilité

Quand on ne sait pas que cette phase existe, on interprète mal ce qu’on vit. On pense que c’est le stress. On pense qu’on “vieillit mal”. On pense qu’on exagère. On se tait.

Cette invisibilité crée du silence, et parfois même de la honte. Comme si ne plus dormir, prendre du poids ou perdre son énergie était un échec personnel.

D’autres zones grises du corps féminin

Ce flou n’est pas propre à la périménopause. Le post-partum, par exemple, est longtemps resté invisible. La pré-ménopause aussi. Le corps féminin traverse des transitions multiples, souvent silencieuses, rarement expliquées.

Le manque de mots, le manque de repères

Quand on n’a pas les mots, on n’a pas les repères. Quand on n’a pas les repères, on ne sait pas demander de l’aide. Quand on ne sait pas demander de l’aide, on traverse tout seule.


Mon vécu corporel : ce que je ressentais vraiment

Les nuits blanches et leurs répercussions

Les nuits agitées s’accumulaient. Je me réveillais en sueur, sans raison, parfois plusieurs fois par nuit. Le lendemain, tout me demandait plus d’effort : me concentrer, travailler, être patiente, être disponible. Je fonctionnais, mais en mode économie d’énergie.

La prise de poids et la sensation de décalage

La prise de poids est arrivée sans prévenir. Pas spectaculaire, mais déroutante. Je ne comprenais pas pourquoi mon corps changeait alors que mes habitudes restaient les mêmes. Je me sentais en décalage avec moi-même, comme si mon enveloppe ne suivait plus mon rythme intérieur.

Les douleurs articulaires

Je mettais ces douleurs sur le compte du sport, de l’âge, de la fatigue. Je ne pensais pas une seconde qu’elles pouvaient être hormonales. Je me disais : “C’est normal, tu vieillis.” Avec le recul, je vois que je minimisais tout.

Les symptômes plus impressionnants

Avec le recul, je me rends compte que certains symptômes plus impressionnants auraient aussi dû m’alerter. J’ai eu des palpitations, des épisodes d’hypertension, et d’autres manifestations que je ne comprenais pas. Par prudence, j’ai consulté un cardiologue, passé les examens nécessaires et suivi un traitement. Tout est finalement rentré dans l’ordre.

Ce n’est que plus tard que j’ai découvert qu’il existait au moins une centaine de symptômes possibles liés à la ménopause. Une centaine. Autant dire que beaucoup de femmes passent à côté, ou s’inquiètent, ou s’imaginent le pire, alors qu’elles traversent simplement une transition hormonale méconnue.

Ce sujet est tellement vaste qu’il fera l’objet d’un prochain article.

Ce que je me disais intérieurement

Je me répétais que je devais tenir. Que ça passerait. Que je n’avais pas le temps de m’écouter. Je ne savais pas que mon corps essayait simplement de me parler.


La dimension psychologique : une transition identitaire

Le rapport au corps qui change

La ménopause n’est pas qu’un phénomène hormonal. C’est aussi un moment où le corps change de langage. Il ralentit, il se transforme, il demande autre chose. Il oblige à revoir sa relation à lui : moins dans la performance, plus dans l’écoute.

La fin symbolique de la fertilité

Même si on n’a plus de projet d’enfant, cette étape porte une charge symbolique. C’est la fin d’un cycle biologique. Un passage qui peut réveiller des questions, des regrets, ou au contraire un immense soulagement.

Perdre quelque chose ou se libérer

Pour moi, il y a eu un mélange des deux. Une petite nostalgie, mais surtout une libération. La sensation d’entrer dans une nouvelle phase de vie, plus stable, plus ancrée, plus lucide.

La pression sociale autour de l’âge

La société valorise la jeunesse, la performance, la disponibilité permanente. La ménopause vient bousculer tout cela. Elle oblige à redéfinir ce que signifie être une femme, être active, être vivante.


Les étapes que j’ai traversées

La périménopause dans mon parcours

Dans mon cas, cette phase est passée totalement inaperçue, masquée par mon traitement contraceptif. Je vivais les symptômes sans les nommer, sans comprendre qu’ils faisaient partie d’un processus hormonal.

Symptômes vécus sans les nommer

  • Bouffées de chaleur
  • Troubles du sommeil
  • Stockage des graisses abdominales
  • Sautes d’humeur
  • Perte d’énergie et de tonicité

Ce que j’aurais aimé savoir

Les premiers signes qui auraient dû m’alerter

J’aurais aimé savoir que les bouffées de chaleur peuvent commencer bien avant la ménopause. Que les nuits blanches ne sont pas “du stress”. Que la prise de poids n’est pas un manque de volonté.

Les questions que j’aurais pu poser à mon médecin

  • Est-ce que mon traitement contraceptif masque certains signes
  • Quels examens peuvent m’aider à comprendre ce que je vis
  • Comment différencier stress, fatigue et fluctuations hormonales

Les ressources que j’aurais aimé connaître

Des articles fiables, des témoignages, des explications simples. Des contenus qui normalisent, qui éclairent, qui accompagnent.

Les fausses croyances que j’avais

Je pensais que la ménopause arrivait d’un coup. Je pensais que c’était une affaire de femmes “plus âgées”. Je pensais que ça ne me concernait pas encore.


Image représentant une femme méditant dans un environnement naturel apaisant.
Cultivez votre sérénité intérieure au quotidien.

Le déclic : le bilan hormonal

En 2023, j’ai demandé à mon médecin un bilan hormonal pour comprendre ce que je vivais. Le verdict est tombé : j’étais dans le pourcentage de femmes considérées comme ménopausées.

Mon médecin m’a alors fait arrêter le traitement contraceptif. Les mois suivants ont confirmé le diagnostic : aucun cycle menstruel pendant un an.


La ménopause confirmée : une renaissance

Ce que je ressens aujourd’hui

Mon énergie est différente, plus stable. Mon rapport au temps a changé : je vais moins vite, mais mieux. Je me sens plus ancrée, plus lucide, plus alignée.

Les routines qui m’aident vraiment

Des routines douces, adaptées à mon rythme. Des moments de mouvement, de respiration, d’écoute. Rien d’extrême, rien de contraignant. Juste ce qui me fait du bien.

Ce que cette période m’a appris

À m’observer. À m’ajuster. À m’honorer. À accepter que mon corps change, et que c’est normal.


La dimension sociétale : pourquoi on en parle si peu

Un tabou encore très présent

La ménopause reste associée à la vieillesse, à la perte, à la fin. C’est faux, mais c’est ancré. Alors on n’en parle pas.

Un manque d’information dans le parcours médical

La périménopause est rarement abordée spontanément. Les femmes doivent souvent poser les questions elles-mêmes. Encore faut-il savoir quelles questions poser.

La pression culturelle autour de la jeunesse

La société valorise la peau lisse, l’énergie infinie, la disponibilité permanente. La ménopause vient rappeler que le corps a ses cycles, ses rythmes, ses saisons.


Questions à poser à son médecin

(Encadré pédagogique)

  • Quels examens peuvent m’aider à comprendre ce que je vis
  • Mon traitement contraceptif peut-il masquer certains signes
  • Comment suivre l’évolution de mes hormones
  • Quand consulter un endocrinologue
  • Quels sont les examens utiles pour surveiller ma santé osseuse

Stress, âge ou ménopause : pourquoi on se trompe si souvent

Comment j’ai attribué mes symptômes à autre chose

Je pensais que mes nuits blanches venaient du stress. Que mes douleurs venaient du sport. Que ma fatigue venait de mon rythme de vie.

Pourquoi c’est si facile de passer à côté

Parce que les symptômes sont diffus, progressifs, et ressemblent à mille autres choses. Parce que la périménopause n’est jamais expliquée. Parce qu’on ne s’attend pas à ce que ça commence “déjà”.

Comment j’ai fini par faire le lien

En prenant du recul. En observant les répétitions. En demandant un bilan hormonal. En mettant enfin des mots sur ce que je vivais.


Et maintenant

Je peux enfin avancer avec plus de compréhension et de bienveillance envers moi-même. Je ne cherche plus à “tenir”, à “faire comme avant”, à “compenser”. Je m’adapte. Je m’honore. Je me respecte.

Il ne faut pas avoir peur de parler, de poser des questions, de partager. C’est précisément pour cela que j’ai décidé de vous raconter mon parcours : pour ouvrir la voie, pour normaliser ces conversations, pour que chacune puisse se sentir moins seule dans cette transition.

Et si tu veux aller plus loin, j’ai déjà rédigé d’autres articles sur mon blog autour du bien-être, du mouvement, de la ménopause et de la relation au corps. Ils prolongent cette réflexion et peuvent t’aider à avancer pas à pas, à ton rythme.


À ne pas oublier

Je ne suis ni médecin ni thérapeute. Ce que je partage vient de mes lectures, de mes recherches et de mes propres expérimentations.

Il est essentiel de consulter un professionnel de santé :

  • Médecin généraliste
  • Gynécologue
  • Endocrinologue

Et de réaliser les examens nécessaires :

  • Dosage hormonal
  • Densitométrie osseuse

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