La périménopause ne se vit pas seulement dans le corps. Elle se vit aussi dans le mental, dans les émotions, dans la manière de gérer le quotidien, dans la sensibilité, dans la fatigue nerveuse, dans le besoin de calme, dans le rapport au mouvement et au repos.
Ce que je partage ici n’est pas une méthode. Ce sont des repères, des gestes, des ajustements que j’ai faits dans ma vie réelle, au fil des jours, des semaines, des prises de conscience.
1. Anxiété, irritabilité & variations émotionnelles
| Pourquoi ça arrive | Ce qui peut aider | Pourquoi ça aide |
|---|---|---|
| Variations hormonales qui influencent le système nerveux | Respiration lente | Diminue l’activation interne |
| Écriture (carnet / agenda / téléphone) | Extériorise les pensées | |
| Ralentir le rythme | Réduit la surcharge mentale | |
| Micro‑pauses | Permet de revenir dans le corps |
Mon vécu
J’ai remarqué que mes émotions pouvaient monter plus vite, plus fort, sans prévenir. Pas des crises, mais des vagues : irritabilité, anxiété, agitation intérieure.
Ce qui m’aide vraiment, c’est d’écrire. Pas un journal intime, pas quelque chose de structuré. Juste noter ce qui tourne en boucle : dans mon carnet, dans mon agenda, ou même dans mon téléphone. Poser les mots enlève une pression énorme. Ça sort de ma tête, ça se dépose, ça s’apaise.
Et les micro‑pauses changent tout : 30 secondes pour respirer, relâcher les épaules, revenir dans mon corps.
2. Hypersensibilités émotionnelles
| Pourquoi ça arrive | Ce qui peut aider | Pourquoi ça aide |
|---|---|---|
| Fluctuations hormonales qui amplifient les réactions émotionnelles | Calme, solitude choisie | Permet de se réguler |
| Limiter les stimulations | Réduit la surcharge sensorielle | |
| Rituels doux | Crée un ancrage |

Mon vécu
Avec le temps, j’ai découvert que j’aimais vraiment me retrouver seule. Je n’ai plus besoin d’être entourée en permanence. Je choisis mes moments, je ne me les impose plus. C’est devenu un espace où je me retrouve, où je respire, où je me recentre.
J’ai aussi appris à dire non. À ne plus répondre au téléphone ou aux messages dans la seconde. À ne plus me sentir obligée d’être disponible tout le temps. Ce simple geste m’a libérée d’une pression invisible que je portais depuis des années.
Je fuis désormais les situations conflictuelles. Pas par peur, mais par lucidité. Parce que je sais que ça me coûte trop, que ça me vide, que ça me décentre.
Pendant longtemps, j’avais l’impression d’être prise au milieu, d’être embarquée dans des tensions qui ne m’appartenaient pas. Et comme je suis de nature empathique, je prenais sur moi des émotions, des colères, des douleurs… qui n’étaient pas les miennes. Aujourd’hui, je reconnais ces mécanismes. Je me protège. Je me retire quand ce n’est pas mon rôle, pas mon histoire, pas mon poids à porter.
C’est une forme de maturité émotionnelle que je n’avais jamais connue avant. Une manière de me choisir, simplement.
3. Charge mentale & organisation
| Pourquoi ça arrive | Ce qui peut aider | Pourquoi ça aide |
|---|---|---|
| Fatigue cognitive liée aux variations hormonales | Écriture / listes | Libère l’esprit |
| Routines simples | Diminue les décisions | |
| Priorisation douce | Évite la surcharge |

Mon vécu
Ma charge mentale augmentait sans raison. Des choses simples devenaient lourdes, comme si mon cerveau saturait plus vite.
Alors j’ai mis en place un geste simple : tout noter. Carnet, agenda, téléphone… peu importe. L’important, c’est de ne plus tout porter dans ma tête.
J’ai aussi simplifié mes routines : moins de décisions, plus de fluidité. Ça enlève une pression énorme.
4. Fatigue nerveuse & besoin de calme
| Pourquoi ça arrive | Ce qui peut aider | Pourquoi ça aide |
|---|---|---|
| Système nerveux plus réactif | Repos réel | Permet la récupération |
| Moments de silence | Diminue la charge sensorielle | |
| Ralentir volontairement | Évite la surchauffe mentale |
Mon vécu
J’ai compris que ma fatigue était surtout nerveuse. Un trop‑plein d’informations, de stimulations, de responsabilités.
Alors j’ai appris à ralentir volontairement. Juste m’arrêter, respirer, ne rien faire quelques minutes.
Et accepter que j’ai besoin de calme. Pas comme un luxe : comme un besoin physiologique.
5. Mouvement : pilates, piscine, marche
| Pourquoi ça arrive | Ce qui peut aider | Pourquoi ça aide |
|---|---|---|
| Le corps a besoin de régulation | Pilates | Renforce en douceur |
| Piscine | Décharge le mental | |
| Marche en forêt | Régule le système nerveux |
Mon vécu
Le mouvement est devenu indispensable. Pas pour performer : pour me sentir bien.
Le pilates me recentre. La piscine m’apaise profondément : l’eau, le silence, le rythme. La marche en forêt est devenue un refuge : c’est là que je respire le mieux.
6. Réveils matinaux (5h / 5h30)
| Pourquoi ça arrive | Ce qui peut aider | Pourquoi ça aide |
|---|---|---|
| Modification du rythme circadien | Accepter le réveil | Évite la lutte |
| Créer un rituel doux | Transforme le réveil en ressource |
Mon vécu
Je me réveille parfois à 5h ou 5h30, en pleine forme. Avant, j’essayais de me rendormir — et ça me fatiguait plus.
Aujourd’hui, si je suis en forme, je me lève. Je profite du calme, de la lumière douce, du silence. C’est devenu un moment précieux.
Conclusion
J’espère que toi aussi, tu trouveras les rituels qui te soulagent, qui t’apaisent et qui t’aident à traverser cette période avec plus de douceur. N’hésite pas à explorer mes autres articles sur le sujet, à partager tes propres astuces — elles peuvent vraiment aider d’autres femmes. Et si cet article t’a été utile, pense à le transmettre à celles de ton entourage qui pourraient en avoir besoin.


