On découvre souvent que la vraie confiance ne se voit pas toujours de l’extérieur : elle se construit à l’intérieur, dans ces moments où l’on affronte ses peurs, où l’on ose malgré le doute, où l’on avance même quand la voix tremble.
Derrière l’expérience, le sourire ou l’assurance apparente, il reste parfois une timidité discrète, une peur du jugement, une hésitation à parler de soi.
Dans cet article, je partage une expérience qui m’a reconnectée à ma force intérieure — celle qui se révèle quand on sort de sa zone de confort, qu’on se surprend soi-même et qu’on réalise qu’on est bien plus capable que ce qu’on croyait.
Ce que les autres voient… et ce qu’ils ne voient pas
Quand je dis que je suis timide, que je manque de confiance, la plupart des gens me répondent :
« Mais ça ne se voit pas du tout ! »
Et pourtant.
Ce que les autres voient, c’est la version de moi qui maîtrise son sujet, qui transmet, qui forme, qui accompagne.
Dans le cadre professionnel, je suis à l’aise.
Je peux parler devant un groupe, expliquer, guider, répondre aux questions.
C’est mon terrain connu, mon espace naturel.
Mais dès qu’il s’agit de parler de moi, de ce que j’aime, de ce que je ressens…
Là, tout se complique.
Comme si je devenais étrangère à mes propres mots.
L’expérience qui m’a fait vaciller (et grandir)
Il y a quelques mois, j’ai suivi une formation de management sur quatre mois.
À l’annonce, j’ai eu un choc.
Le genre de choc qui te fait dire : « Pourquoi j’ai accepté ça… ? »
Prendre la parole devant un groupe d’inconnus.
Avec un coach.
Et finir par une présentation orale de 10 minutes devant ma direction.
J’en ai fait des cauchemars.
De vrais.
Avec la scène classique : je me lève, plus un mot ne sort, tout le monde me regarde, et moi je veux disparaître sous la moquette.
Et pourtant… j’y suis allée.
Je me suis même lancé un défi :
prendre la parole la première à chaque intervention.
Pas par bravoure.
Par stratégie.
Parce que si je passais en dernier, j’étais sûre de ne plus rien avoir à dire.
J’avais peur du jugement.
Peur d’être nulle.
Peur de ne pas être à la hauteur.
Alors même que tout était fait pour être bienveillant.
Moi, j’apprends en observant.
En écoutant.
Pas en jouant des scènes devant un groupe.
Les jeux de rôles, c’est ma kryptonite.
Mais j’ai tenu.
J’ai avancé.
J’ai respiré.
J’ai parlé.
Le jour J : la libération
Arrive le moment de présenter ma synthèse devant ma direction.
Support visuel, oral, tout le package.
Le cœur qui tape.
Les mains moites.
Le cerveau en mode « fuite ».
Et puis…
Les « waouh ».
Sincères.
Surpris.
Encourageants.
J’ai senti quelque chose se dénouer.
Un truc profond.
Un truc ancien.
C’était libérateur.
Et je me suis dit :
« Arrête de te juger. Arrête de t’auto‑censurer. Les autres croient plus en toi que toi-même. »
Ce que cette expérience m’a appris
Je ne suis pas devenue une autre femme.
Je ne suis pas devenue extravertie.
Je n’ai pas gagné un super‑pouvoir.
Mais j’ai compris ceci :
La confiance vient après l’action
On croit souvent qu’il faut d’abord avoir confiance pour oser.
En réalité, c’est souvent l’inverse : on agit avec peur, et la confiance arrive après.
On peut avoir peur et y aller quand même
La peur ne disparaît pas toujours, mais on apprend à avancer avec elle.
C’est ça, le courage.
On se sous‑estime plus que les autres ne nous jugent
Notre regard sur nous-mêmes est parfois le plus dur.
On se parle comme on ne parlerait jamais à une amie.
L’estime de soi, ce n’est pas se trouver « géniale »
L’estime de soi, ce n’est pas se raconter qu’on est parfaite.
C’est apprendre à ne plus se maltraiter intérieurement.
Estime & confiance : un duo qui se construit
L’estime, c’est la racine :
la façon dont on se parle, ce qu’on s’autorise, ce qu’on croit mériter.
La confiance, c’est le mouvement :
oser, essayer, se tromper, recommencer.
Peu importe le parcours ou le moment de vie :
on peut toujours apprendre à se faire confiance.
Il n’y a pas de « trop tard ».
Il n’y a pas de date limite pour se révéler.
Cette expérience m’a rappelé que je n’avais rien à prouver.
Juste à me retrouver.
Conclusion
Cette expérience m’a prouvé une chose : la peur ne disparaît pas… mais moi, je peux avancer quand même.
Se cacher ne mène nulle part.
La vraie force, c’est d’oser même quand le cœur bat trop vite, même quand la voix tremble.
Et ce jour‑là, j’ai compris que je n’avais pas besoin d’être parfaite pour être légitime.
J’avais juste besoin d’être moi — et d’arrêter de me mettre des barrières que personne d’autre ne voit.
La confiance ne se trouve pas, elle se provoque.
Et parfois, il suffit d’un pas pour réveiller toute la force qu’on portait déjà en soi.
Et toi…
Et toi, pose‑toi cette question, simplement, honnêtement :
Que suis‑je prête à faire, à tester, à oser — même un tout petit peu — pour me rapprocher de la femme que je veux devenir ?

