Une femme regardant son ordinateur avec un gâteau au chocolat et une tasse de café sur la table.

Préménopause et métabolisme : comprendre les hormones et leurs duos

Ce que j’ai découvert en chemin

À travers toutes mes recherches, j’ai réalisé quelque chose de très simple : je ne connaissais presque rien aux hormones. Si on m’avait demandé d’en citer quelques‑unes, j’aurais peut‑être réussi à en nommer trois ou quatre, sans vraiment savoir ce qu’elles faisaient. Et pourtant, elles dirigent une grande partie de notre énergie, de notre sommeil, de notre faim, de notre humeur, de notre métabolisme.

J’ai pris quinze kilos en un an. Presque sans m’en rendre compte. Ou plutôt : je ne voulais pas m’en rendre compte. Chaque kilo en plus me faisait m’enfoncer un peu plus. Je me disais que ça allait passer, que c’était une mauvaise période, que je “me reprendrai”. Et plus je prenais, plus je me repliais. Une période presque d’isolement, où je me sentais étrangère à mon propre corps.

Femme dégustant une barre de chocolat dans un environnement confortable.
Savourez chaque instant avec douceur et bienveillance.

Avec le recul, je comprends mieux certains comportements qui auraient dû me mettre la puce à l’oreille. Comme cette période où j’achetais des tablettes de chocolat en cachette pour les dévorer seule… alors que je n’aime même pas le chocolat. Ce n’était pas une envie. Ce n’était pas un plaisir. C’était un signal hormonal, un mélange de leptine, de ghréline, d’insuline et de cortisol qui criaient plus fort que moi.

Et bien sûr, il y avait ces fringales du soir. Des envies de sucre incontrôlées, presque urgentes, qui arrivaient même après un repas. Je me surprenais à chercher partout ce que j’aurais pu manger, à ouvrir et rouvrir les placards comme si quelque chose allait apparaître par magie. Et tout cela créait un cercle vicieux : plus je mangeais, plus j’étais fatiguée, plus j’étais fatiguée, plus j’avais envie de sucre.

Et puis il y a eu mon sommeil. Un simple repas un peu plus riche le soir, ou un verre d’alcool (toujours avec modération), suffisait à tout dérégler. Je pouvais m’endormir d’un coup, épuisée, sur mon canapé à 21h… pour me réveiller deux heures plus tard, parfaitement alerte, incapable de me rendormir avant 3h du matin. Et parfois, c’était l’inverse : m’endormir tôt, profondément, puis ouvrir les yeux à 3h… et sentir que c’était fini, que le sommeil ne reviendrait plus.

Femme assise dans un lit, regard pensif, ambiance nocturne, portant un pull gris, tenant une couverture.
Un moment de réflexion et de détente.

Et il y a aussi eu… la pilosité. Ce n’est rien de glamour, mais c’est la réalité. Un matin, j’ai vu apparaître ces fameux poils au menton dont personne ne parle jamais. Pas un duvet, non : de vrais poils, bien visibles, bien têtus. Sur le moment, j’ai eu honte. Aujourd’hui, je sais que c’était simplement le signe d’un changement de ratio entre œstrogènes et testostérone. Un marqueur hormonal, pas un défaut.

Je n’ai pas souvenir d’avoir eu une seule conversation approfondie sur ces sujets avec un médecin généraliste ou un gynécologue. Pas par manque de compétence, mais parce que ce n’est tout simplement pas un sujet qui vient spontanément dans le parcours de santé d’une femme, à moins de poser soi‑même les questions.

J’ai vraiment eu l’impression que si je ne partais pas à la pêche aux informations, elles ne viendraient jamais naturellement à moi. Et c’est précisément pour cela que j’ai eu envie de partager tout cela ici : pour que tu n’aies pas à faire ce chemin seule, dans le flou, en te demandant si “c’est normal”.

J’espère qu’à travers ces lignes, tu pourras toi aussi mieux comprendre ce qui se passe dans ton corps, mettre des mots sur des sensations parfois déroutantes, et peut‑être même reconnaître des choses que tu vis sans jamais avoir su les nommer.

Parce que comprendre, c’est déjà reprendre un peu de pouvoir.

Note importante

Je ne suis ni médecin ni thérapeute. Les informations partagées dans cet article sont issues de mes recherches personnelles, de lectures spécialisées, ainsi que de différents webinaires et conférences auxquels j’ai assisté sur la préménopause, le métabolisme et la santé hormonale. Elles ont pour objectif d’informer, de vulgariser et d’aider à mieux comprendre ce qui se joue dans le corps, et ne remplacent en aucun cas un avis médical ou un accompagnement professionnel.

Comprendre les hormones du métabolisme en préménopause

Voici un tableau complet qui synthétise leurs fonctions, leurs impacts et ce qui change en préménopause.

Tableau des hormones et de leurs rôles

HormoneRôle principalInfluence sur le corpsCe qui change en préménopauseSignes d’un déséquilibreLeviers d’équilibre
InsulineRégule la glycémieStockage, énergie, fringalesSensibilité réduite, stockage abdominalPrise de poids au ventre, fatigue après repasProtéines, marche post‑repas, musculation
ŒstrogènesMétabolisme, humeurRépartition des graisses, énergieFluctuations importantesIrritabilité, prise de poids, fatigueGestion du stress, sommeil, mouvement doux
CortisolStress, vigilanceGlycémie, inflammation, sommeilHyperréactivitéRéveils nocturnes, palpitations, anxiétéRespiration lente, lumière du matin
MélatonineSommeilRéparation, faim nocturneBaisse naturelleDifficulté à s’endormir, réveils 2–4 hÉcrans off, obscurité, rituel calme
LeptineSatiétéAppétit, stockageRésistance à la leptineFaim accrue, envies sucréesSommeil, repas structurés
GhrélineFaimEnvie de sucreAugmentation si sommeil perturbéFaim constante, fringalesSommeil, repas réguliers
Thyroïde (T3/T4)MétabolismeÉnergie, températureConversion ralentieFatigue, frilosité, constipationGestion du stress, iode, zinc
TestostéroneForceMotivation, masse musculaireBaisse progressivePerte musculaire, baisse motivationMusculation progressive, protéines
Hormone de croissanceRéparationRécupération, tonicitéBaisse liée au sommeilRécupération lente, peau moins toniqueSommeil profond, limiter alcool
Illustration d'un corps féminin avec des hormones et des connexions énergétiques.
Harmonisez votre bien-être avec la compréhension des hormones.

Les grands duos hormonaux

Et ce que j’ai découvert ensuite m’a encore plus éclairée : les hormones ne travaillent jamais seules. Ce sont leurs duos, leurs alliances et parfois leurs désaccords qui façonnent nos sensations les plus déroutantes.

Tableau des duos hormonaux

Duo hormonalRôle principalQuand ça se dérègleLeviers d’équilibre
Œstrogènes + InsulineSensibilité au glucose, énergie, stockagePrise de poids abdominale, fatigue après repas, fringales sucréesProtéines, marche post‑repas, musculation, réduire les sucres rapides
Cortisol + MélatonineCycle jour/nuit, sommeil, récupérationRéveils nocturnes, difficultés d’endormissement, fatigue chroniqueLumière du matin, écrans off le soir, rituel calme, respiration lente
Leptine + GhrélineFaim / satiétéFaim accrue, envies de sucre, grignotagesSommeil de qualité, repas structurés, protéines + fibres
Cortisol + InsulineStress / stockagePrise de poids abdominale, inflammation, fringales de stressRespiration lente, éviter café à jeun, petit‑déjeuner protéiné
Thyroïde + CortisolMétabolisme / énergieFatigue persistante, frilosité, ralentissementSommeil réparateur, gestion du stress, iode, zinc
Testostérone + Hormone de croissanceForce / réparationPerte musculaire, récupération lente, baisse motivationMusculation progressive, sommeil profond, protéines
Œstrogènes + CortisolHumeur / réactivité émotionnelleIrritabilité, anxiété, hypersensibilitéRespiration vagale, lumière naturelle, limiter alcool

Questions fréquentes

Les fluctuations hormonales sont‑elles normales en préménopause
Oui, totalement. C’est même la définition de cette période.

Pourquoi je prends du poids alors que je ne mange pas plus qu’avant
Parce que les hormones qui régulent la faim, la satiété, le stockage et le stress deviennent plus sensibles.

Est‑ce que tous les symptômes viennent des hormones
Pas uniquement : le sommeil, le stress, l’alimentation et l’activité physique jouent aussi un rôle majeur.

Est‑ce que je dois faire des analyses hormonales
Elles peuvent être utiles dans certains cas, mais les fluctuations rendent les résultats difficiles à interpréter.

Est‑ce que l’alimentation peut vraiment aider
Oui, elle influence directement l’insuline, la leptine, la ghréline, le cortisol et même la qualité du sommeil.

Est‑ce que le sport doit changer après 40 ans
Souvent oui : le corps répond mieux à la musculation et au mouvement intelligent qu’au cardio intensif.

Est‑ce que la préménopause peut affecter l’humeur
Oui, les fluctuations d’œstrogènes rendent le système nerveux plus sensible au stress.

Combien de temps dure la préménopause
En moyenne entre 4 et 8 ans, mais cela varie énormément.

Ce que les femmes remarquent le plus souvent

  • « Je fais tout comme avant, mais mon corps ne réagit plus pareil. »
  • « Je dors, mais je ne récupère pas. »
  • « Je me sens plus sensible, plus réactive. »
  • « Je ne comprends plus ma faim. »
  • « Je ne me reconnais plus dans mon énergie. »
  • « Mon corps change, même sans prise de poids. »

Conclusion

La préménopause n’est pas une chute, mais un recalibrage. Comprendre les hormones individuellement, puis en duos, permet de mieux saisir ce qui se joue dans le corps. Ce n’est pas une fatalité, mais une invitation à réaccorder son métabolisme, son énergie et son rapport à soi.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut